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Tuesday, February 14, 2017

F. William Engdahl -- NEO – Le talon d’Achille de la Russie – Réflexions de St. Pétersbourg


NEO – Le talon d’Achille de la Russie – Réflexions de St. Pétersbourg
Par Jim W. Dean, Managing Editor le 3 juillet 2016

… par  F. William Engdahl,  … avec  New Eastern Outlook, Moscou
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La Banque Centrale de Russie
 (Remarque de l’éditeur : M. Engdahl a un article de choix pour nous aujourd’hui avec son panel de délibérations à la Conférence Economique de St. Pétersbourg. L’analyse et la planification stratégique interne de l’économie Russe est un sujet rarement traité en bon Anglais en Occident.
Il décrit le rôle asphyxiant qu’exerce la Banque Centrale Russe sur l’économie avec ses taux élevés, alors que l’Occident maintient toujours les siens à un niveau inférieur à ceux des pires jours de la récession. Son projet est de réunir  des économistes et des industriels locaux triés sur le volet pour qu’ils fassent un choix entre des modèles de redressements réussis des principaux états afin de trouver ceux qui sont les mieux adaptés pour la Russie.
La méthode favorite de William est l’émission d’obligations nationales pour financer les grands projets d’infrastructure qui aurait les meilleurs effets d’entraînement en termes de création d’emploi et de nouvelles rentrées fiscales. A l’inverse de nombreux pays, la Russie a l’avantage de disposer d’énormes ressources naturelles et d’une population très instruite.
Et j’aime son idée selon laquelle,  non seulement ce type d’obligations ne soient pas vendues à des étrangers, mais qu’elles ne puissent pas être acquises sur le marché par la suite afin d’éviter toute manipulation du marché par des étrangers, ce qui est très à la mode aujourd’hui. L’infrastructure produite localement est « à l’abri des sanctions », et le taux d’intérêt servi sur les obligations continue de circuler à l’intérieur du pays.
La seule chose qui manque dans ce projet magnifique, c’est qu’il ne fait aucune référence directe à la Nouvelle Route de la Soie. Certes, il parle de la coopération en Asie Centrale, mais le jeu consiste à faire avancer la Nouvelle Route de la Soie pour contrecarrer cette tentative débile d’encercler la Russie et la Chine par la Marine des Etats-Unis et l’OTAN.
Rien ne contribue mieux à la défense nationale que de disposer d’une infrastructure active pour favoriser les déplacements efficaces des forces armées, grâce à un réseau bien structuré. Particulièrement dans le cas de la Russie avec ses armes de haute technologie produites à bas coût qui lui donnent l’avantage en tant que fournisseur fiable pour ses partenaires de la défense.
Je ne savais pas que la Russie, comme le décrit William, possède beaucoup de tsars de l’économie de formation occidentale, qui sont à l’origine des politiques d’amour austères des taux d’intérêts élevés. Avec le ratio d’endettement au PNB le plus faible de tous les pays modernes, elle pourrait facilement porter le chiffre actuel de 17% à 25 à 30%, grâce à des émissions d’obligations locales permettant de financer ses besoins en infrastructure au cours des cinq ans à venir. Je recommande chaudement la lecture de cet article … Jim W. Dean)
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– Première publication … le 2 juillet 2016
Pendant trois jours, du 16 au 18 juin, j’ai eu l’occasion de participer en tant que paneliste au Forum Economique annuel de St. Pétersbourg en Russie. Je suis allé plusieurs fois en Russie depuis le coup d’état soutenu par les Etats-Unis en Ukraine de février 2014, et l’escalade militaire délibérée des militaires de l’OTAN et les tensions économiques et les sanctions prises à l’encontre de la Fédération de Russie.

Le forum de cette année, mon second en tant que participant, m’a donné une occasion rare de parler à des dirigeants représentant chaque secteur de l’économie russe – des PDG du secteur énergétique, des Chemins de fer russes, des fournisseurs du Réseau électrique russe, aux nombreux patrons de PME, en passant par une grande variété d’économistes. Cela a affiné ma perception de la précarité de la situation actuelle de la Russie.
Ce qui est devenu plus clair au cours de ces trois jours de discussion à St. Pétersbourg, c’est précisément à quel point la Russie est vulnérable de mon point de vue. Son talon d’Achille est l’idéologie dominante qui contrôle chaque fonction économique du Gouvernement de la Fédération de Russie sous l’égide du Premier Ministre Dimitri Medvedev.

Selon les termes que la Constitution Russe a adopté dans le chaos des années Eltsine, et qui ont été énormément influencés, pour ne pas dire dictés, par les conseillers étrangers du FMI pour la Russie, la politique économique relève du domaine de responsabilité du Premier Ministre et de ses divers ministres de l’Economie, des Finances, et ainsi de suite. Le Président Russe, actuellement Vladimir Poutine, est quant à lui responsable de la défense et de la politique étrangère. 
Ce qui rend impossible le fait de raviver les encours de crédit afin d’alimenter le véritable investissement nécessaire de manière urgente des grands espaces de la Russie, c’est la Banque Centrale de Russie. Celle-ci a deux fonctions prévues par la Constitution lors de sa création en tant qu’entité indépendante du Gouvernement Russe, au cours des premiers mois de l’existence de la Fédération de Russie après l’éclatement de l’Union Soviétique. Elle doit contrôler l’inflation interne en Russie et doit stabiliser le cours du Rouble par rapport aux principales devises étrangères. Comme pour les banques centrales européennes, son rôle est presque purement monétaire, et non économique.
En juin 2015, lorsque j’ai participé pour la première fois au forum de St. Pétersbourg, le taux directeur de la Banque Centrale de Russie, celui qui est facturé aux banques était de 11%. Au plus haut de la soi-disant crise du Rouble en janvier 2015, il avait atteint 17%.
L’été dernier, on s’attendait à ce qu’Elvira Nabiullina, le gouverneur de la banque centrale depuis 2013, commence à faire baisser rapidement le taux à un niveau acceptable, particulièrement à une époque où les taux des banques centrales telles que la BCE, la Fed des Etats-Unis et la Banque du Japon étaient à leur plus bas depuis 500 ans, à zéro ou même négatifs.
En outre, depuis janvier 2016 les prix du pétrole, un facteur significatif de la force du Rouble, étant donné que la Russie est le plus grand exportateur mondial de pétrole, ont commencé à remonter de plus de 60% en partant du plus bas étant à 30 $ le baril début janvier à des niveaux proches des 50 $ six mois plus tard.
La baisse des taux par la Banque Centrale n’a pas eu lieu. Au contraire, elle est en train de tuer l’économie à petit feu. Une année plus tard, début juin 2016, la Banque Centrale Russe sous le Gouverneur Nabiullina a opéré sa première baisse des taux depuis juin 2015 … à un taux toujours mortel de 10,5%. Peut-être qu’on devrait remarquer que la monétariste Nabiullina a été désignée par le magazine London Euromoney comme le Gouverneur de Banque Centrale de l’Année 2015. Cela devrait être considéré comme de mauvais augure pour la Russie. Tout aussi inquiétant a été l’éloge que le directeur du FMI à Washington a prononcé de Nabiullina pour sa gestion monétaire de la crise du Rouble début 2015.
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Opération réussie … patient décédé
Ce que j’ai retiré comme impression de mes discussions à la conférence cette année, avec une participation-record de plus de 12 000 hommes d’affaires et d’autres venus du monde entier – c’est qu’il coexiste deux gouvernements Russes, l’un à l’opposé de l’autre.
Chaque poste-clé de l’économie et des finances est à présent fermement entre les mains d’économistes libéraux monétaristes, adeptes du marché libre qu’on pourrait qualifier de « jardin d’enfants de Yegor Gaïdar ». Yegor Gaïdar était, aux côtés de Jeffrey Sachs de Harvard, l’architecte économiste soutenu par Soros, sur la « thérapie de choc » radicale qui est responsable des épreuves économiques affligées au pays dans les années 1990, avec comme conséquences la misère massive et l’hyperinflation.
Aujourd’hui, le jardin d’enfants de Gaïdar comprend l’ancien Ministre des Finances Alexeï Koudrine, un autre favori d’Euromoney en 2010 pour le titre de Ministre des Finances de l’Année. Il comprend également le Ministre de l’Economie, Alexey Ulyukaev. Il comprend également le Vice-Premier Ministre de Medvedev, Arkady Dvorkovich.
Dvorkovich, un diplômé de l’Université Duke en Caroline du Nord, est un protégé, depuis ses premières années en fonction, d’Yegor Gaïdar. En 2010, sous le Président russe de l’époque, Medvedev, Dvorkovich a proposé un plan délirant pour transformer Moscou en centre financier mondial en faisant venir Goldman Sachs et les grandes banques de Wall Street pour organiser le tout. Nous pourrions appeler cela faire entrer le loup dans la bergerie. Le credo économique de Dvorkovich est « Moins d’état ! » Il a été le principal lobbyiste de la campagne d’adhésion de la Russie à l’OMC et a essayé de procéder à une privatisation à marche forcée des biens qui demeuraient sous le contrôle de l’état.
Il existe actuellement un noyau dur entourant le Premier Ministre Dimitri Medvedev, qui étouffe dans l’œuf tout redressement de l’économie Russe. Ils suivent le mode d’emploi occidental écrit à Washington par le Fonds Monétaire International et le Département du Trésor des Etats-Unis. Que dans cette phase ils le fassent par sincère conviction, parce  que c’est ce qu’il y a de mieux pour leur pays ou par simple haine psychologique profonde envers leur pays, je ne saurais le dire.
Les effets de leurs politiques, comme je l’ai appris au cours de nombreuses discussions ce mois-ci à St. Pétersbourg, sont dévastateurs. En fait, ils imposent volontairement à la Russie des sanctions économiques qui sont bien pires que celles des Etats-Unis ou de l’UE. Si le parti Russie Unie de Poutine perd les élections le 18 septembre, cela ne sera pas en raison de ses initiatives en politique étrangère qui bénéficient toujours du soutien de plus de 80% de la population selon les sondages. Ce sera parce que la Russie n’a pas nettoyé les Ecuries d’Augias du jardin d’enfants de Gaïdar.
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Obéir au Consensus de Washington
Dans mes diverses discussions, j’ai appris avec horreur que la politique officielle de l’équipe économique de Medvedev et de la Banque Centrale de Russie est de suivre les politiques d’austérité classiques du FMI dites du « Consensus de Washington ». Et ceci malgré le fait que la Russie ait depuis des années, remboursé tous ses emprunts au FMI et ne se trouve plus « soumis » au FMI, comme elle l’était au cours de la crise du Rouble de 1998.
Non seulement cela, mais la Russie a un des ratios de dette par rapport au PNB les plus faibles de tous les grands pays du monde, à peine 17% alors que les Etats-Unis « jouissent » d’un ratio de 104%, les pays de la zone euro ont une dette moyenne de plus de 90% du PNB, bien au-dessus du niveau recommandé par le traité de Maastricht. Le Japon, lui, a un ratio vertigineux de dette par rapport au PNB de 229%.
La politique économique officielle actuelle de la Banque Centrale de Russie avec ses taux anormalement élevés est de réduire le taux d’inflation d’à peine 8% à un objectif de 4% par une politique explicite d’austérité budgétaire et de réduction de la consommation. Dans l’histoire aucune économie n’a jamais dirigée une politique économique de restriction forcée de la consommation, certainement pas la Grèce ni même une nation africaine.
Pourtant la Banque Centrale de Russie, comme placée sous pilotage automatique, psalmodie religieusement le chant grégorien du FMI comme si c’était une formule magique. Si la Russie continue sur la pente glissante du monétarisme il se pourrait bientôt que « l’opération ait été une réussite, mais que le patient soit mort », comme l’affirment les cyniques.
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Le Club Stolypine

Il existe une opposition cohérente, expérimentée et croissante à cette cabale libérale occidentale qui entoure Medvedev. Elle est actuellement représentée par ce qu’on appelle le Club Stolypine, créé par un groupe d’économistes nationalistes russes en 2012, réuni pour élaborer des stratégies alternatives cohérentes afin de réduire la dépendance de la Russie au monde du dollar et stimuler la croissance de l’économie réelle.
J’ai eu l’honneur de participer à un panel avec plusieurs membres et fondateurs de ce groupe. Il comprenait le co-fondateur du Club Stolypine, Boris Titov, un homme d’affaires Russe et adversaire idéologique déclaré de Koudrine, qui est le président de l’organisation de Toute la Russie « Business Russia ».
Il insiste sur le besoin d’augmenter la production nationale de biens manufacturés, de stimuler la demande, d’attirer l’investissement, de réduire les impôts et le taux de refinancement de la Banque Centrale. Titov est actuellement un personnage-clé des initiatives de la Russie vers la Chine. Il a été  côté russe le président du Conseil économique Russo-Chinois, et membre du Présidium du Conseil National de la Gouvernance des entreprises.
Mon panel comprenait également des membres dirigeants du Club Stolypine : Sergei Glazyev, conseiller du Président de la Fédération de Russie, et Andrei Klepach, vice-président de la Banque de Développement VEB. Klepach, un co-fondateur du Club Stolypine, était précédemment Vice-Ministre de l’Economie de la Russie et directeur du service de prévisions macroéconomiques au Ministère du Développement économique et du Commerce.
Mon impression était qu’il s’agissait de gens sérieux et dévoués qui comprenaient que le cœur de toute véritable politique économique nationale est le capital humain et le bien-être humain et non l’inflation ni toute autre donnée économique.
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Obligations Stolypine
A ce moment là, de mon exposé en développant mes commentaires à l’auditoire de St. Pétersbourg, j’aimerais vous faire part d’une proposition pour gérer l’immense richesse économique et la population russe sur la voie de la croissance malgré les sanctions et les taux d’intérêt élevés de la banque centrale.
Tous les éléments nécessaires  y sont. Le pays dispose du territoire le plus vaste de toutes les nations du monde. Il a sans conteste les ressources minérales et des métaux précieux inexploités les plus importants au monde. Il possède quelques-uns des meilleurs esprits scientifiques et technologiques au monde, une main-d’œuvre qualifiée et un peuple merveilleux très intelligent.
Ce qui leur manque, c’est la coordination de tous les instruments pour en faire une symphonie économique harmonieuse. Il y a toujours chez beaucoup de dirigeants gouvernementaux la crainte d’être accusés de vouloir revenir à la planification centralisée du Gosplan soviétique. Les cicatrices du traumatisme national de la Russie n’ont été que partiellement guéries au cours des années Poutine, ce qui a permis aux Russes de se sentir à nouveau respectés dans le monde.
Les cicatrices ne proviennent pas seulement des œuvres du communisme. Elles proviennent aussi de la façon dont les Etats-Unis, sous la présidence de George H.W. Bush au cours du début des années 1990 et ensuite sous chaque président des Etats-Unis, ont entrepris d’humilier et d’afficher du mépris pour la Russie et tout ce qui était russe. Malheureusement, ces cicatrices, conscientes ou inconscientes, gênent toujours beaucoup de gens aux postes de responsabilité dans toute la Russie.
Du côté positif, il y a beaucoup de modèles de réussite pour la croissance d’une économie d’une manière positive et exempte de dettes.

L’un d’eux est l’Allemagne de l’après-guerre dans les années 1950 grâce à une institution d’état de crédit spécial, la Kreditanstalt für Wiederaufbau (l’institut de crédit pour la Reconstruction), qui a redressé l’Allemagne de ses cendres de la guerre par des taux d’intérêt subventionnés. Il a également servi à reconstruire l’ancienne République Démocratique Allemande (RDA) après la réunification en 1990.
Il y a le modèle de réussite des années 1960 sous le Président Français Charles de Gaulle, appelé le Plan, où chaque région avec des représentants de tous les grands groupes sociaux – agriculteurs, PME, syndicats ouvriers, grandes entreprises – se réunissaient pour débattre de leurs priorités nationales et les transmettre à un organisme central chargé d’élaborer le Plan Quinquennal. Cinq ans, non par imitation du plan soviétique, mais parce que les infrastructures importantes exigent un minimum de cinq ans et que la correction possible de plans inefficaces ou dépassés exige une période courte de cinq ans.
J’aimerais proposer d’établir un Institut d’Etat unique, distinct, pour le Développement de l’Infrastructure Nationale, indépendant de la Banque Centrale de Russie ou du Ministère des Finances. Il serait doté dans l’idéal d’un conseil de surveillance impartial composé de responsables économiques russes expérimentés issus de chaque région. Peut-être serait-il judicieux de le rattacher directement sous la responsabilité du Président. Il pourrait adopter les « meilleures pratiques » des deux modèles mentionnés ci-dessus ainsi que d’autres modèles de réussite plus récents tels que celui de la Corée du Sud après les années 1950.
Le modèle développé par le Russe Piotr Arkadievitch Stolypine, l’homonyme du Club Stolypine du groupe d’économistes nationalistes d’aujourd’hui, me paraît approprié. Lorsque le Tsar Nicolas II l’a nommé président du Conseil des Ministres, Stolypine avait déjà servi comme Premier Ministre et aussi Ministre de l’Intérieur de 1906 à 1911. Il avait engagé avec succès des réformes agraires destinées à faire émerger une classe de petits propriétaires terriens orientés vers le marché, et la construction d’une deuxième voie du gigantesque chemin de fer transsibérien de Sergei Witte, qui devait longer la frontière du fleuve Amour avec la Chine. Il avait entamé une transformation radicale de l’économie Russe.
Je proposerais qu’il soit accordé à l’Institut d’Etat pour le Développement de l’Infrastructure Nationale le droit d’émettre des « Obligations Stolypine » spéciales pour financer une grande diversité de projets d’infrastructure nationale autorisés qui accéléreraient rapidement l’intégration économique de l’Eurasie et la création de nouveaux marchés avec la Chine, le Kazakhstan, la Biélorussie jusqu’en Inde et en Iran.

Les Obligations Stolypine ne seraient émises que pour les citoyens russes, auraient un rendement attractif et un taux d’intérêt équitable, et ne seraient pas transférables aux porteurs  étrangers. En raison de ce financement interne, il ne serait pas vulnérable à la guerre économique occidentale. La dette ainsi créée ne serait pas un problème en raison de la qualité de l’investissement et du niveau extraordinairement faible d’endettement de l’Etat Russe. Les problèmes urgents requièrent des solutions extraordinaires.

La vente des obligations spéciales serait effectuée directement par le nouvel institut d’état, et non par les banques, accroissant ainsi l’attractivité du rendement des intérêts pour la population Russe. Les obligations seraient distribuées au public par le réseau national des Postes, réduisant ainsi les coûts de distribution. Comme cela a été le cas de l’Allemagne et d’autres pays précédemment, les obligations seraient garanties par un actif que les Russes ont plus que tout autre pays – son territoire.
Étant donné que les obligations seraient uniquement destinées à des projets d’infrastructure qualifiés de priorité nationale, elles auraient un effet anti-inflationniste. C’est en raison du « secret » de l’investissement de l’infrastructure gouvernementale. En rendant les artères de l’économie nationale plus fluides et efficaces à travers toute la Russie, là où aujourd’hui, par manque d’infrastructure moderne, rien n’existe. Elles vont créer de nouveaux marchés, et réduire significativement les coûts de transport.
Les nouvelles entreprises et les emplois nouvellement créés pour bâtir cette infrastructure vont rembourser au centuple le Budget de l’Etat sous forme de rentrées fiscales supplémentaires pour une économie qui prospère. C’est l’opposé du modèle actuel, qui a échoué, de « la réduction de consommation » anti-inflationniste de la Banque Centrale.
Cet investissement d’expansion à son tour couperait l’emprise actuelle de la Banque Centrale sur l’économie nationale jusqu’à ce que les membres de la Douma réalisent qu’il est temps de revenir sur la loi de la Banque Centrale qui date de 1991, et de lui faire réintégrer le giron de l’état. Le contrôle souverain de l’état sur sa monnaie est un des piliers essentiels de sa souveraineté.
Objectivement, la Russie possède aujourd’hui tout ce dont elle a besoin pour devenir un géant économique mondial prospère et un acteur technologique de premier plan, en plus de sa décision déjà prise de devenir un des premiers exportateurs de produits agricoles dénués d’OGM issus d’une agriculture naturelle, biologique. 
Ce qui m’est apparu clairement dans mes discussions, cette fois à St. Pétersbourg, c’est que les évènements se rapprochent d’un tournant décisif « d’agir ou de mourir » au cours duquel la politique économique devra être remise formellement aux mains de cercles économiques nationaux compétents tels que ceux de Boris Titov, Andei Klepach et Sergei Glazyev, sinon elle va succomber au poison insidieux du Consensus de Washington et de l’absurdité libérale du marché libre. Après mes récentes discussions en privé, je suis optimiste quant à la perspective d’un changement positif.

F. William Engdahl est un consultant en gestion du risque stratégique et un conférencier, il est titulaire d’une licence de science politique de l’Université de Princeton et l’auteur à succès d’ouvrages sur le pétrole et la géopolitique, en exclusivité pour le magazine en ligne “New Eastern Outlook”.

Traduction : française : Patrick T rev Isabelle

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